Vendredi 30 novembre 2007
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09:13
Première activité commune entre les élèves de l'école japonaise et ceux de l'école française préparée par les enseignants japonais.
Plusieurs groupes mélangés, Takako s'occupe de la traduction. Les enseignants japonais sont paniqués à l'idée que cela ne se passe pas bien.
Nous préparons des couronnes de fleurs. Tout est très cadré, les étapes sont très précises, les élèves sont dans l'execution des tâches.
Nos élèves executent bien qu'ils n'y trouvent bien peu d'intérêt. Nous surveillons et comprenons le désintérêt de nos gamins, cette activité et cette façon d'enseigner étant à l'opposé de ce que
nous faisons.
Mais justement, cela permet d'analyser les différences entre les deux systèmes éducatifs.
L'activité commune suivante préparée par nos soins sera plus olé-olé...
Par hanabi
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Jeudi 29 novembre 2007
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09:45
Première sortie de nuit, première agression pour mon frêle corps, a peine 1 minute après mon arrivée dans la boîte, une fille se pend à mes bras et tente de m'embrasser...Je connaissais mon pouvoir
de seduction mais à ce point!!!
Le "blanc" et encore plus le Français est synonyme de galanterie, de culture, de charme...d'Histoire particulièrement romantique
Et on se fait vite "avoir" par ce sentiment. Car les japonaises ne sont pas avares de compliments!
Il faut un petit moment pour redescendre sur terre, se rendre compte que ce n'est pas MOI qui suis tant attirant ou seducteur mais tout simplement l'image que je reflète en tant que francais.
Par hanabi
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Jeudi 29 novembre 2007
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09:43
L'école Meisho dispose d'un gymnase, salle de spectacle, salle de musique, grande salle des professeurs, la cour est immense.
Tous les élèves viennent hiver comme été avec leur uniforme, jupe pour les filles, short pour les garçons de couleur bleu foncé, ils participent aux taches ménagères. Chaque classe au Japon doit
etudier normalement en même temps que les autres classes du pays les mêmes notions. La liberté d'action est limitée.
Après l'école, la majeure partie des élèves prend des cours privés pour poursuivre l'apprentissage des Kandjis, les idéogrammes nécessaires à la lecture et l'ecriture.
Par hanabi
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Mardi 27 novembre 2007
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08:33
Takako nous a emmené prés de l'école Meisho dans une banque pour ouvrir un compte bancaire, on était leur 2 premiers gaijin (etranger) .
Sur la carte bancaire toute la troupe de Barbapapa était dessinée...
Et à chaque fois pour retirer de l'argent, je me débattais avec l'appareil, tout en japonais, et de la voix sensée nous aider je ne comprenais que dernier mot "merci"
Par hanabi
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Lundi 26 novembre 2007
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09:20
reste une aventure à part entière.
Les menus des restaurants sont écrits en signes japonais, donc chaque repas est un peu au p'tit bonheur la chance.
Que ce soit à l'écrit ou à l'oral, je n'y comprends rien!
A côté de chaque plat, heureusement il y a un numéro. Lorsque le serveur arrive, on montre un N° au hasard et la surprise est au rendez-vous.
"100% des gagnants ont tenté leur chance"
Mais au restaurant de la rue Ichibaya, le N° 19 est délicieux, pourvu qu'ils ne changent pas les numeros!
Par hanabi
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Lundi 26 novembre 2007
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09:19
Le quartier de shinjuku , celui de la gare principale, est un des plus fréquentés de Tokyo.
Une multitude de magasins high tech, de restaurants, de karaoke voit défiler des millions de japonais. Le fameux écran géant du Studio Alta, ecran de télé immense est le point de rendez-vous de
Tokyo.
Ca clignote dans tous les sens, ca crie à droite à gauche.
En face de la rue se trouve le kabukichô, quartier de la nuit, quartier des hôtesses et des salaryman, quartier tenu par les yakusa, mais endroit où on ne sent aucunement en insecurité (comme dans
tout le Japon).
Par hanabi
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Samedi 24 novembre 2007
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17:01
Les prix pour un petit F1 tournent autour de 4500 FF / mois
Takako nous accompagne dans des agences où chaque visite dure des heures, entre les salutations, les traductions, le moment du thé, les visites...
on limite nos recherches dans le quartier de kagurazaka où quelques français résident.
Mais les choix sont limités.
Je voulais une vue, je me retrouve au RDC avec des fenêtres donnant sur des murs d'immeubles,
2 pièces et demi, chambre et pièce a vivre de 6 tatamis, petit coin cuisine et petite douche.
En plus des frais d'agence, de la caution, du premier mois, il faut donner 2 mois de loyer au propriétaire : le kimone.
C'est cher, surtout que je ne tiendrai pas 3 mois dans cet appart...
Par hanabi
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Samedi 24 novembre 2007
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06:44
Au sein du lycée fujimi, 4 statuts différents pour le même travail :
- CSN, 2 ans
- local, est en disponibilité, ne cotise pas à la retraite et n'a pas d'avancement, peut rester à vie
- résident, touche son salaire france + primes pour la chereté de la vie, cotise à la retraite, est inspecté et poursuit sa carrière normalement, contrat de 3 ans renouvelable
- expatrié, envoyé par la France, son salaire explose! contrat de 3 ans renouvelable une fois
La grosse différence est au niveau des salaires qui vont de 1 à 5-6
Par hanabi
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Vendredi 23 novembre 2007
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08:30
Nous sommes donc 4 instits , 4 mecs en plus (ca c'est cool!, on va me traiter de misogyne) au dernier etage d'une spacieuse école japonaise, l'école Meisho. Takako est notre "secrétaire" faisant le
lien avec les instits japonais.
Chaque mois nous avons une activité commune avec les classes japonaises, une activité préparée par les enseignants japonais et la fois suivante par les enseignants français.
Cette école n'est pas remplie car ce quartier est devenu petit à petit un quartier d'affaire, les familles ont donc déménagé.
L'accueil du côté japonais est fantastique, réunion solennelle, remise de cadeaux, intérêt pour ces petits français débarquant de leur campagne profonde.
Le fait de ne pas se trouver dans l'enceinte du lycée français est un autre avantage, on ne croise jamais la direction, on jouit d'une grande autonomie, on vit le Japon.
Par hanabi
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Jeudi 22 novembre 2007
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08:39
L'accueil par les parents d'élèves est loin d'être aussi positif.
En tête à tête, évidemment pour l'instant, c'est poli. Mais les réflexions remontent vite.
" Encore un CSN !"
Le lycée fait appel chaque année à des coopérants du service national car nous sommes moins chers...
Et certains enfants passent une bonne partie de leur primaire qu'avec des novices.
Je comprends tout à fait cette inquiètude,
on démarre dans la carrière et on fait plus d'erreur que des instits ayant de la bouteille
Par hanabi
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